Marcha 25N día para la eliminación de la violencia contra las mujeres 2022 en la Ciudad de México

La situation est grave. Une étude statistique menée par le Ministère de l’Intérieur1 en France fait apparaître que 37 % des femmes ont subi des violences sexuelles et basées sur le genre au cours de leur vie, 85 % des victimes de ces violences sont des femmes et cette violence est répandue de manière disproportionnée parmi les femmes trans et les minorités de genre, comme les personnes non binaires. Cela signifie, d’une part, que les personnes qui ne se conforment pas au système cis-hétéro du sexe/genre sont menacées et trop souvent attaquées pour « oser » pour y échapper ; et, d’autre part, que la participation directe à ce système conduit aussi à la violence ! L’hégémonie totale de l’hétérosexualité cis n’offre aucune protection, aucune solution et aucun avenir. Le féminisme doit abandonner cette matrice s’il veut construire un monde meilleur !

D’où vient cette violence ? La droite prétend qu’il ne s’agit que de cas individuels, de vies personnelles. Nous, nous regardons l’évidence en face et nous disons que cette violence s’applique systématiquement et qu’il n’y a guère de prise de responsabilité de la part des puissants, surtout lorsque les victimes de violences sexuelles et sexistes sont pauvres, travailleuses du sexe, immigrées, réfugiées, racialisées et/ou des personnes LGBT. Personne d’autre ne nous protège que nous-mêmes !

Évidemment, les violences sexuelles et basées sur le genre ne résument pas l’intégralité des expériences des femmes et/ou des minorités de genre ; ils démontrent plutôt le vrai visage de l’oppression de genre sous le capitalisme avec son coût humain. Cela dit, l’organisation sexuelle et de genre en France implique d’autres formes de contrôle, comme la division du travail, les pratiques discriminatoires à l’embauche, la responsabilité en matière de reproduction… Autrement dit, l’oppression de genre n’est pas seulement sexuelle mais aussi sociale, politique et économique.

La cause des femmes et des personnes de genre minoritaire fait partie de la cause socialiste, car leur oppression fait partie du capitalisme et est aggravée par celui-ci. Face à cela, la lutte contre les oppressions est de plus en plus intense et organisée : ces dernières années, les actions de dénonciation du système, sous toutes ses formes, se sont multipliées. Ces mobilisations sont liées à des luttes sociales qui voient les peuples crier leur colère, en France et à l’international. En France, les femmes, nombreuses dans les mouvements sociaux et directement touchées par les dernières attaques comme la contre-réforme des retraites, se sont organisées pour dénoncer la précarité qui les touche particulièrement.

Cette précarité est aussi celle des travailleuses de l’entreprise ONET de la Gare du Nord ou des travailleuses du nettoyage de l’hôtellerie, qui ont lutté avec une détermination incroyable et ont gagné plusieurs combats. Ces luttes ont aussi le visage de Gisèle Pélicot, qui se bat pour la reconnaissance de toutes les violences sexuelles et sexistes, pour que la société ouvre les yeux et que les luttes portent leurs fruits. Au niveau international aussi, les mouvements féministes multiplient leurs actions, comme en Argentine, en Espagne, au Brésil, au Chili, en Irlande, en Pologne, en Belgique, etc.

Dans ces luttes, nous avons toustes le même ennemi : le capital, géré par la classe dirigeante qui nous écrase avec un quotidien d’exploitation et de violence. Une violence systématique exige une réponse systématique : organiser une révolution et reconstruire le monde sur la base des besoins des êtres humains et de la nature, plutôt que du profit.

Nous sommes parmi celles et ceux qui luttent pour un mouvement social et féministe à l’image des opprimé.es et des exploité.es, et qui s’adressent à elles et eux très largement : femmes et minorités de genre, de la classe ouvrière, racisé.es, les trans, les bisexuelles, lesbiennes ou hétéros, avec ou sans papiers, au chômage ou en activité, valides ou non, avec ou sans enfants…

Face à toutes ces violences systémiques, il est nécessaire de renforcer et de soutenir les collectifs auto-organisés qui luttent pour mettre fin à l’exploitation, à l’oppression et au racisme. Nos leviers d’action sont divers, mais les luttes internationales nous orientent vers des leviers efficaces, et en particulier celui de la grève :

  • Une grève générale, pour revendiquer les droits des femmes et des personnes minorisées, ainsi que les moyens de les garantir – droit de disposer de son corps, droit à l’accès aux centres d’IVG ou aux soins nécessaires, droit à l’accueil des victimes et à leur protection garantie par des moyens – et d’exiger une société libérée des oppressions systémiques qui la caractérisent.
  • Une grève générale pour ouvrir la voie à la fin de l’exploitation capitaliste, qui s’appuie sur le sexisme et le racisme pour perdurer. 
  • Une grève générale pour dénoncer l’impérialisme qui, de Washington à Gaza, en passant par la Russie et la Hongrie, conduit les femmes et les personnes opprimées vers la précarité et la mort.

Si une telle lutte doit être continue, il est important de s’emparer du 25 novembre et du 8 mars pour exprimer nos revendications, dénoncer leur instrumentalisation par la classe politique et pour nous organiser, aux côtés des organisations syndicales, qui doivent s’ouvrir aux collectifs auto-organisés sur ces questions, sur une plateforme revendicative et pour une grève générale. Appelons à rejoindre les collectifs qui organisent la lutte, les manifestations prévues, et à construire des revendications qui permettent de faire converger toutes les luttes contre les oppressions.

En Lutte, le groupe sympathisant de la Ligue internationale des travailleurs (la LIT-QI) en France, veut construire un chemin au-delà des désaccords de la gauche, contre l’opportunisme et le sectarisme, pour pouvoir enfin commencer à nous organiser d’une façon indépendante de la bourgeoisie. Lisez nos articles, parlez avec nous et entrons ensemble dans la lutte ! 

Pour une grève générale !

Pour l’égalité des droits pour les femmes, les minorités de genre et les personnes LGBT ! 

Pour l’accès gratuit et sans obstacles à l’IVG ! 

Justice pour Gisèle Pélicot et pour toustes les victimes des violences sexuelles et basées sur le genre ! 

Justice pour les victimes de l’impérialisme et du colonialisme génocidaires, de l’Ukraine à Gaza !

A bas le capitalisme patriarcal, impérialiste et colonialiste ! 

  1. https://arretonslesviolences.gouv.fr/les-lettres-de-l-observatoire-national-des-violences-faites-aux-femmes ↩︎

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