
Le respect du centralisme démocratique se retrouve dans la réflexion à mener sur les rythmes militants. Dans un contexte de concurrence entre organisations, l’actualité et les réseaux sociaux poussent les organisations à produire toujours plus d’articles ou de réactions en temps réel.
Pourtant, ce rythme est bien souvent incompatible avec les rythmes de travail qu’imposent la société capitaliste. Certaines organisations ont le projet de se construire en misant une forte présence médiatique, censée faire affluer la classe ouvrière dans l’organisation.
A cela, nous préférons proposer des modes de fonctionnement permettant aux travailleurs et travailleuses, avec ou sans emploi, de contribuer pleinement aux orientations et à la communication de l’organisation.
Ces modes de fonctionnement doivent aussi prendre en compte les oppressions racistes et sexistes qui traversent la société capitaliste, divisent notre classe et fragilisent nos organisations si nous ne les traitons pas lorsqu’elles apparaissent dans l’organisation.
Cela doit faire l’objet d’une réflexion collective sur nos modes de fonctionnement. Pour les femmes, cela doit se traduire par un effort pour prendre en charge collectivement les questions de garde d’enfants. Pour les camarades d’origine immigrée, le parti doit favoriser, selon différents modes possibles, les possibilités d’apprentissage accéléré de la langue et de la culture de notre pays, afin que l’insertion de camarades étranger.es dans le parti soit grandement facilité.
